01 avril 2012

"Jusqu'à la folie" de Jesse Kellerman

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Quel talent, ce Jesse Kellerman! Son écriture est un florilège de sensations, qu'elles soient visuelles, olfactives, épidermiques... Il sait créer tout un univers accrocheur et des personnages hauts en couleurs. Lorsque je le lis, il me donne envie d'écrire, ce qui est loin d'être le cas de tous les auteurs dont l'ouvrage passe entre mes mains. Mais Jesse Kellerman a une écriture extraordinaire, dense et vivante. Et qui, mieux que lui, sait dépeindre la maladie mentale?

Car, après "Les Visages", c'est à nouveau de ce sujet dont il est question dans "Jusqu'à la folie", son second roman paru en France à ce jour.

L'histoire débute lorsque Jonah Stem, étudiant en médecine surmené, se porte au secours d'une inconnue agressée en plein milieu de la nuit dans une rue de Manhattan. Malencontreusement, lors d'un corps à corps désordonné, Jonah tue l'agresseur. Va alors commencer pour lui une longue descente aux enfers lorsque la très mystérieuse jeune femme qu'il a sauvée va vouloir lui témoigner sa reconnaissance.... à sa manière.

Le thème principal de ce roman extrêmement angoissant pourrait se résumer à la question suivante: jusqu'où peut-on aller par amour? Et qu'est-ce que réellement l'amour si ce n'est tenter de posséder l'autre? C'est à ces questions que Jonah va devoir tenter de répondre s'il ne veut pas aller jusqu'à la folie.

Un très beau roman. Très juste, très fort. On en redemande!

Posté par nouchki76 à 18:13 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur "Jusqu'à la folie" de Jesse Kellerman

    Très envie de découvrir en commençant par Les visages !

    Posté par Planete, 01 avril 2012 à 20:06 | | Répondre
  • traduction

    Bonjour,
    je suis la traductrice de ce livre et je voulais simplement vous faire remarquer que, quand vous commentez la qualité de l'écriture d'un auteur étranger, vous devriez penser à citer le nom de son traducteur. Car, si vous avez trouvé que Jesse Kellerman avait "une écriture extraordinaire, dense et vivante", c'est beaucoup grâce à lui, et quand même un peu grâce à la traduction. Une bonne traduction ne peut pas faire un bon livre à elle toute seule, en revanche une mauvaise traduction peut le tuer. Peu de gens pensent au travail du traducteur quand ils apprécient le style d'un auteur étranger, pourtant c'est une étape capitale.
    Voilà, juste pour semer une petite graine et que vous prêtiez plus attention à la traduction à l'avenir !
    Julie

    Posté par Julie Sibony, 10 avril 2012 à 21:44 | | Répondre
  • Ah! Oui! Et puis il faut aussi penser à l'éditeur qui le promeut, à l'imprimeur qui le met sur papier et au libraire qui le vend quoi... :/

    Posté par princesse b, 13 avril 2012 à 20:20 | | Répondre
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